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| L’Art au XIXe siècle |
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| Le style directoire (1789-1804) |
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Les meubles Directoire
sont le plus souvent en bois massif : orme, noyer, bois fruitiers
et hêtres. Seuls les meubles de luxe sont en acajou
massif et sculpté ou en placage d’acajou.
La marqueterie est presque totalement supprimée,
le bronze devient rare.
Les motifs d’ornementation du style
Directoire sont peu nombreux. Les motifs caractéristiques
sont le carré ou le rectangle strié horizontalement.
La palmette, déjà employée
sous Louis XVI, est utilisée très largement
en frise ou en bandeau. Le losange est employé isolément,
formé soit par l’incrustation d’un filet
d’ivoire, soit par un trait de peinture.
Sur le mobilier apparaissent les motifs
révolutionnaires et symboliques : le bonnet phrygien,
les faisceaux (l’union fait la force), les piques, les
rameaux de chêne, la prise de la Bastille…
Après l’expédition d’Egypte, on
voit apparaître les sphinx, les lotus, les scarabées,
les pyramides.
D’une façon générale, les artisans
qui furent à l’origine du style Louis XVI poursuivent
leur création.
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| Le Style empire (1804-1815) |
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Le Style Empire, soumis à
l’art greco-romain et égyptien, a une dignité
voulue. Il est dépouillé, noble et massif et
sert admirablement la majesté de Napoléon.
Le bois le plus employé est l’acajou. Mais son
importation étant interdite en 1810, les ébénistes
devront employer le noyer, l’orme, l’olivier,
l’érable, le hêtre, le frêne.
Les motifs décoratifs sont communs aux bronzes,
aux tissus à la décoration intérieure
et donnent au style son unité. Napoléon a ses
emblèmes : l’aigle, les abeilles, les étoiles,
le I (Imperator) et le N (Napoléon)
inséparables de la Couronne impériale. Ces symboles
donnent tout l’éclat du mobilier impérial.
Les sièges toujours rembourrés, carrés
ou faiblement rectangulaires, ont une expression solennelle.
Ils sont recouverts de velours ciselé et broché,
de Damas, de satin, de cuir, de toile de Jouy. Les dessins
géométriques, qui restent les motifs préférés,
se détachent en or ou en argent sur le rouge, le violet,
le rose et le vert.
De nouveaux meubles apparaissent : le lit bateau, le lit
à dossiers droits ; le guéridon à pied
central ; l’athénienne au trépied métallique
; les psychés deviennent courantes ; la méridienne
à trois dossiers ; le chiffonnier ou semainier ; la
table de nuit ou somno a un plateau en marbre légèrement
débordant qui repose sur un fût cylindrique ou
cubique.
Les architectes décorateurs, Percier et Fontaine seront
les créateurs du style officiel de l’Empire.
Admirateurs de l’Antiquité, ils recherchent avant
toute la grandeur et la noblesse, sans exclure cependant la
finesse des détails.
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| Le Style restauration (1815-1830) |
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Après quinze ans d’épopée
napoléonienne, les deux frères de Louis XVI
vont régner par courtes périodes : Louis XVIII
(1815 – 1824) puis Charles X qui sera le dernier des
Bourbons en 1830. Ils essaieront de faire renaître la
politique et les privilèges de l’Ancienne monarchie
sans vraiment y parvenir.
La Restauration est d’abord une réaction
contre les fastes voyants et la pompe monumentale de l’Empire.
Elle impose une élégance, un raffinement, une
subtilité oubliés pendant le règne de
Napoléon.
Le mobilier Restauration se caractérise
par l’emploi de bois clairs (le platane, le hêtre,
le thuya moucheté, l’oranger, le citronnier,
l’acacia), incrustés de bois foncés (l’acajou
et le palissandre).
Nombreux spécialistes pensent que l’ébénisterie
n’a jamais produit de meubles de meilleure qualité
que pendant cette courte période. Les petites tables
telles que la jardinière, la travailleuse, la table
coiffeuse se multiplient, sont plus légères
et d’expression très variée.
Le Style Charles X se caractérise
par la production des meubles en bois clairs qu’il a
favorisée.
Les sièges Restauration, pleins de
grâce, maniables et solides sont particulièrement
charmants. Les bois sont cintrés pour donner plus de
douceur aux lignes empruntées au Directoire et à
l’Empire. Le dossier en gondole est courant, il est
bas et cintré, épouse la forme du dos. Le fauteuil
voltaire a un haut dossier rembourré. Une cambrure
à la hauteur des reins le rend très confortable.
La chauffeuse a un dossier semblable à celui du fauteuil
voltaire. Le fauteuil gondole connaît une grande vogue,
le dossier bas et cintré épouse la forme du
dos.
A l’étranger, l’Angleterre a donné
naissance au style Regency ; en Italie, on assiste à
la fin du néo-classique, en Espagne c’est la
période du néo-classique.
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| Le Style Louis-Philippe (1830-1848) |
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Reste proche du style Restauration pour les
formes mais rejette toute ornementation excessive. C’est
un style d’une extrême simplicité qui présente
des meubles robustes et fonctionnels.
Ce style recherchera avant tout à
développer de nouvelles techniques de fabrication et
essaiera de concilier par-dessus tout une production, qui
commence à s’industrialiser, et les qualités
de la tradition artisanale.
Les fabricants recherchent une exécution rapide, rendue
possible par les machines-outils qui deviennent fréquentes
(les modifications techniques entre 1830 et 1870 sont beaucoup
plus nombreuses qu’en quatre cents ans d’artisanat).
Les artisans choisissent néanmoins avec soin les bois,
assemblent et finissent à la main leurs travaux.
L’industrialisation entraîne un appauvrissement
de l’ornementation. La mouluration est presque inexistante
: les panneaux sont plats et sans moulures. La toupie creuse
des cannelures, des doucines larges et profondes, des torsades,
des larges godrons.
Les motifs d’ornementation sont peu nombreux. Le motif
en « cuisse de grenouille » est très caractéristique.
On le trouve dans le piétement des meubles et des sièges.
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| Le Style Napoléon III
(1808-1873) |
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Le style Napoléon III ne présente rien qui
lui soit propre. C’est une extraordinaire production
copie-plagiat des différents styles qui l'ont précédé.
Les ébénistes, les tapissiers, les décorateurs
du Second Empire ont puisé indistinctement avec exubérance
à toutes les sources. Le Gothique, la Renaissance,
le Louis XV, le Louis XVI, le Regency, l’Art Chinois
et Japonais sont à la mode simultanément durant
les vingt années du règne de Napoléon
III. Il est toutefois à noter que les influences des
styles Renaissance, Louis XV rocaille (ou rococo) et Louis
XVI sont prépondérantes.
Presque tous les bois d’ébénisterie
sont employés pendant cette période : l’ébène
est utilisé aussi bien pour les meubles d’inspiration
Renaissance ou Louis XV que pour les imitations de Boulle
; le pitchpin, bois jaune à veines rougeâtres
importé en grande quantité d’Amérique
du Nord, le poirier noirci, le bois de rose, le palissandre
sont aussi très appréciés. Le bois laqué
connaît la vague la plus durable. Il est surtout adapté
pour les petits meubles à incrustations ou à
décor peint. On utilise aussi en guise de bois le papier
mâché qui est verni, laqué, décoré.
Ce matériel est inventé et mis à la mode
par les Anglais au début du siècle.
Le bronze doré et la fonte deviennent des matériaux
industriels et permettent d’abaisser considérablement
le prix de revient.
Aucun style ne sera aussi inventif que le second Empire dans
la fabrication des sièges : les fauteuils
– crapaud, l’indiscret, le confident - les poufs,
meubles très à la mode de cette époque
; les tabourets ; les canapés - la borne, le modèle
le plus caractéristique, composé de trois canapés
à deux places autour d’un socle triangulaire
dont le plateau supporte parfois un motif ornemental (bronze,
céramique, bois doré)- ; les chaises –
corde, chinoise, à capitons, charivari.
Nombreux ébénistes, fournisseurs de la Cour
impériale, maintiennent une qualité remarquable
: Fourdinois, Charon, Jeanselme, Giroux, Grohé sont
parmi les signatures les plus prisées de cette période.
En Europe, divers styles font leur apparition : le style
victorien en Angleterre, l’Ottocento et le néo-gohtique
en Italie, alors qu'on assiste au declin du style Isabellin
en Espagne.
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