SLAOUI, Hassan(Né en 1946)

Né en 1946 à Fès, il suit à Rabat, jusqu’en 1965, les cours de l’Ecole des Arts Appliqués. Il s’inscrit à Paris en 1967 à l’Académie. Julian, puis à l’Ecole des Métiers d’Art, ainsi qu’à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. En 1979, il passe une maîtrise en esthétique à la Sorbonne où il obtient aussi le diplôme d’Etudes approfondies des Arts plastiques et Sciences de l’Art avant de s’installer définitivement à Rabat. Sculpteur, il travaille à ses débuts la céramique dont il intègre les éléments compacts et bulbeux, généralement monochromes, dans les surface architecturales. A partir de 1977 , il abandonne ce matériau pour axer ses précisément les racines de citronnier, de néflier, d’eucalyptus, avec une nette prédilection pour celles du thuya. Pour maîtriser la technique du travail du bois du bois, il fréquente l’atelier d’un artisan, Si Bekkari, qui lui apprend à manier scie , groupe et autre instrument utilisés habituellement par bois traditionnels. La racine de thuya est taillée, burinée, polie, vernie, pour faire ressortir la richesse de sa structure et moiré de texture. Elle prend une forme massive, ramassée, bulbeuse. Centaines de ses parties sont évidées, constituant une structure complexe dont les éléments s’emboîtent, s’articulent ou se chevauchent selon un ordre exécuté avec extrême rigueur. Des incrustations d’os ou de métal (maillechort laminé) éclaircissement par endroits la surface du bois, accentuant l’effet dynamique et la force attractive de la sculpture . La cohabitation de l’élément animal (l’ose) et de l’élément minéral (le fil métallique) se fait avec harmonie, car elle procède d’une réflexion cohérent et d’un vouloir de l’artiste de remodeler la matière pour la proposer dans un langage plastique qui tient compte du savoir-faire appris tout appris tout en s’appuyant sur les technique dites traditionnelles. De plus, l’idée sous-jacente de sa démarche s’inscrit dans une pensée unitaire qui établit un lien viscéral entre les différents éléments et qu’il explique ainsi : « Le corps est ici l’élément central, il est à l’origine corps végétal, mais ensuite détourné vers l’animal, l’humain. Chaque ramification garde une écorce, un épiderme ; chaque tubérosité, par sa tension, sa nervosité, exprime le muscle. Ces similitudes, ces substitution sont le résultat d’un équilibre constant à maintenir entre l’aléatoire et le parti pris, entre la forme brute et son élaboration… » Ces structures ne sont pas perçues seulement comme matériaux « mais comme des corps, d’où la tentative de les rassembler en multiples accumulables, de les remembrer, cherchant une échelle proche de nous, pour qu’on s’y projette, aspiration inhérente à tout homme » Principales expositions personnelles : 1979 : « Racine », Galerie Structure BS, Rabat ; Galerie Nadar, Casablanca. 1980 : Galerie Nadar, Casablanca ; Galerie Yahia, Tunis. Principales expositions collectives : 1975 : Exposition pour la Palestine, Rabat. 1976 : Exposition de l’A.M.A.P., Rabat ; Aspect de l’Art au Maroc, Marrakech. 1978 : Exposition de l’A.M.A.P., Essaouira. 1980 : Petits formats, Galerie l’Atelier, Rabat ; Art contemporain au Maroc, Fondation Joan Miro, Barcelone. 1981 : 1ere Biennale de Tunis : Moussem cultrel d’Asilah ; Festival d’Essaouira ; Concours de sculpture sur neige, Québec.